La transition écologique, c’est bon pour l’emploi !

Quels sont les nouveaux métiers de la transition écologique, ceux qui vont donner du travail aux jeunes, demain ?

Beaucoup d’emplois sont à prendre dans des métiers liés à la transition écologique. L’économie verte, c’est bon pour l’emploi ? Oui, sans ambiguïté. Selon l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, quand on investit un million d’euros dans le domaine de la transition énergétique, cela permet de créer environ 15 emplois, alors que ce même million investi dans le charbon ou dans le nucléaire n’est à l’origine que de six emplois. 

Un million d’emplois à l’horizon 2050

Les perspectives sont très bonnes. Aujourd’hui en France, on estime à environ quatre millions le nombre de personnes travaillent dans les métiers liés à l’économie verte. C’est large. On entend par là les professions qui ont vraiment une préoccupation environnementale et celles dont l’exercice évolue avec les préoccupations environnementales, comme le bâtiment. Ce qu’il faut retenir, c’est la tendance. L’Ademe estime qu’en 2030, dans douze ans, entre 280 000 et 400 000 emplois seront créés en lien avec la transition énergétique. Et si on regarde jusqu’à 2050, on parle de près d’un million de nouveaux emplois créés.

De nouveaux métiers spécialisés

L’éolien et le solaire sont les filières les plus pourvoyeuses d’emploi. Chaque année l’industrie du vent crée plus de 2 000 emplois. Côté soleil, on attend 10 000 nouveaux emplois dans les cinq ans à venir. Pour la rénovation des “passoires énergétiques”, ces immeubles les plus mal notés, F et G, ce sont carrément 125 000 nouveaux emplois d’ici 2025. Ça peut paraître anecdotique, mais ça ne l’est pas : tout ce qui est lié au vélo connait un grand boom. Et notamment la réparation. Sans oublier le bio, tant pour la production – l’agriculture bio a besoin de plus de main d’œuvre – que pour la distribution, le marketing, etc. Plus 10 000 emplois l’an dernier. Toujours ça de pris !

De nouveaux métiers qui apparaissent, de plus en plus pointus. Les entreprises qui veulent optimiser leur consommation ont par exemple besoin de “pilotes énergie”. Il faut des techniciens de maintenance de parcs éoliens. On a besoin de juristes spécialisés en droit de l’environnement, d’installateurs de chauffages solaires, géothermiques, bois. Un programme national de formation a d’ailleurs été lancé dans ce sens. Objectif : préparer 10 000 jeunes et demandeurs d’emploi à ces métiers, du tri des déchets au recyclage dans l’automobile à l’installation de pompes à chaleur.

Source : France Info